Le matin du dimanche 4 novembre l’Aéroport de Carrasco s’est habillé avec les couleurs des drapeaux uruguayens, français et savoyards, pour recevoir les visiteurs qui arriveraient de la France. Des baisers, des embrassades, des valises partout, quand nos cousins sont apparus et l’espace n’était pas suffisant pour tant des salutations.
Après s’être installés à l’hôtel on a déjeuné en des grands groupes, et puis on est partis pour la corniche vers le Théâtre Solís, où après une visite guidée par cet endroit pour le lieu, certains avons pris un cours de tango, qui fut agréable et amusant pour les participants ainsi que pour le « public ». Après être partis, nous avons parcouru quelques quartiers de Montevideo, spécialement en longeant la Baie, visitant le Prado et le Parc Batlle.
Nous avons vécu une soirée de tango, milonga et candombe, mélangé avec un bon dîner et l’esprit animé de tous, qui, sans honte, avons dansé au rythme des tambours jusqu’à très tard.
Lundi on a commencé par le Palais Législatif, admiré par tous le visiteurs. Puis nous sommes allés à la Vieille Ville, où certains ont visité la Maison de Rivera et le Musée Romantique, tandis que des autres faisaient des achats. Une fois les activités finies, nous sommes partis, tous ensemble, vers la Cave Carrau, et la fête du vin commença. Avec de la viande et du poulet grillés accompagnés de salades, on a réalisé une dégustation de vins, qui a provoqué une fin remplie de gens joyeux, plaisantant, riant, et profitant bien du lieu, de la fête partagée, et bien sûr…du vin. On a parcouru la cave, une visite vraiment fantastique, et puis nous sommes partis vers la ville de Rosario, où nous sommes arrivés à 19h30 environ.
La plupart des cousins de Rosario nous attendaient là-bas. Chaque amphitryon s’efforçait pour trouver son hôte, au milieu du brouhaha et l’émotion des salutations et des rencontres. Après le vin de midi, les rafraîchissements offerts pour l’arrivée des savoyards furent très bienvenus. Il n’a pas manqué la télévision de Rosario qui consacra plusieurs minutes à enregistrer ce moment-là.
Le matin du mardi 6 passa tranquillement. Puis, des déjeuners collectifs dans des différentes maisons du voisinage, qui ont duré même la moitié de l’après-midi. À 16h30 nous nous sommes réunis en face du Monolithe, inauguré en 2002, pour planter un arbre natif, un espinillo, et l’un naturel de la Savoie, un épicea. Il y a eu des mots succincts, et beaucoup d’enthousiasme, en attendant que les deux arbres grandissent ensemble et forts, comme les liens entre des savoyards des deux côtés de l’Atlantique.
Par la suite, à la Maison de la Culture, siège de notre Association, on a réalisé une réception, et des cadeaux pour les visiteurs ont été offerts, au milieu d’une exposition d’œuvres de très bon niveau de la savoyarde Yiya Foderé. Pareillement, le Maire de Lanslebourg, M.Jean-Pierre Jorcin fit une remise de livres et d’opinels, en prononçant quelques mots.
La visite finie, nous nous sommes dirigés à la ville de Colonia del Sacramento, où on a vécu une soirée spectaculaire au Restaurant Sacramento, en commençant la soirée avec une réception et un toast dans la terrasse, sous un ciel incroyablement étoilé, et le reflet des lumières porteñas sur le fleuve doux. Le dîner s’est déroulé dans une ambiance de joie, fête, musique, danse, désirs de partager toute cette émotion et ce bonheur que nous gardions pour l’exprimer dans ces jours d’échange et de fraternité .
Malgré la fatigue, mercredi de bonne heure la séance de photos de famille commença. Puis, le parcours par le Quartier Historique de Colonia, une perle que les uruguayens estimons et que les étrangers admirent vraiment. Tout a été fini avec un déjeuner d’adieu au Restaurant du Yacht Club, en face d’un fleuve calme, sous un ciel nuageux et lourd, et en essayant d’arrêter les montres pour que le moment de l’adieu fût en retard. Nos cousins partiraient pour l’Argentine, et la plupart des uruguayens ne pourraient pas participer de la deuxième partie de cette Rencontre.
Chaque famille de voyageurs a reçu un souvenir de la Troisième Rencontre, et Laurent Suiffet, après avoir prononcé les derniers mots avant le départ, fit une remise d’un beau tableau, avec des motifs montagnards, qui ornera notre siège dorénavant. La réunion a laquelle un nombre important de savoyards de partout alla, est finie avec le tango Cambalache chanté par Laurent Suiffet et Jorge Jorcin, en provocant les applaudissements et l’admiration de tous.
Le bateau attendait au port, comme des autres bateaux attendirent quelques fois aux autres ports aux autres savoyards, il y a 150 ans. Des courses, des paperasseries, des imprévus, des valises perdues, des adieux, des larmes, quelques au revoir et beaucoup de « à bientôt »…et les cousins sont partis. Ils emportèrent le souvenir de quatre jours vécus avec intensité en Uruguay. Ce fut peu de temps ensemble, mais profité jusqu’à la dernière minute. Ils nous laissèrent leur chaleur, leur affection, et la sensation réconfortante d’avoir pu partager cet événement si espéré pour tout ce qu’il implique et signifie. Dans l’autre bord les cousins argentins les attendaient, et de ce côté, les uruguayens sommes restés à attendre la prochaine rencontre...
Et le même environnement joyeux vécu en Uruguay, s’est prolongé dans une autre scène. Maintenant les cousins qui voyagèrent de la France et quelques représentants de l’Uruguay, sont arrivés au sol argentin.
Même si quand il s’agit d’experiences, il y a beaucoup de choses qu’on ne peut pas transférer, on synthétise comme MERVEILLEUSE la partie de la RENCONTRE à CONCEPCIÓN de l’URUGUAY- ENTRE RÍOS.
Les activités du jeudi ont commencé par la visite et parcours de Villa Elisa, et elles ont continué dans la ville de San José.
La bienvenue a eu lieu dans le Centre Savoyard et de là-bas, en marchant, et après avoir traversé la large et ombragée Place Général Urquiza, on s’est assis pour partager le déjeuner, dans lequel les toasts n’ont pas manqué.
Par la suite nous nous plongions dans le passé après être entrés au Musée Historique Régional de la ville. La Directrice, Prof. Mercedes Vanerio, a offert du matériel bien précieux, qui enrichira notre bibliothèque de la Salle Savoie de la Maison de la Culture de Rosario.
Après avoir parcouru une cour avec des objets et des affiches sur l’Immigration, nous passâmes à la partie fermée du musée entrant directement au pont d’un bateau qui semble être en train d’arriver en Amérique. Le chant des oiseaux typiques des côtes de l’Uruguay était un autre élément parfaitement préparé, qui nous invitait à nous transporter au débarquement des premiers savoyards.
Avec l’esprit qui nous enveloppait tous et cette précision dans les effets, l’émotion nous inonda encore une fois.
Le premier soir est fini avec la chorale de la Slovaquie, par hasard dans cette ville, opportunité que les organisateurs profitèrent. D’excellent niveau, il fut, au-delà de la fatigue, un délice pour l’esprit et un soulagement pour le corps.
Le lendemain nous nous sommes réunis dans le point indiqué pour des sorties et des départs, qui fut toujours la Place Francisco Ramírez de Concepción de l’Uruguay, pour nous rendre au port, où un bateau nous emmènerait à naviguer par le fleuve Uruguay. Ainsi, nous sommes arrivés au Palais Santa Cándida, construit par Urquiza en l’honneur de sa mère. Parfaitement conservé, aujourd’hui il appartient à une famille nantie qui l’a transformé en estancia touristique, endroit de fêtes, mais aussi jouissance des propriétaires et des amis, puisque les revenus sont loin de couvrir la maintenance de l’endroit.
On déjeuna à Concepción de l’Uruguay et nous sommes partis à la ville de Colón. Celle-ci, étendue sur les bords du fleuve Uruguay, se trouve en pleine essor et développement touristique. Le propriétaire du confortable bus où on voyageait, a aussi un hôtel nouveau, avec un service de Spa, et il organisa un goûter avec du café, des tartes et des gâteaux, au quatrième niveau, où on a pu jouir de la vue sur la rivière.
Nous marchâmes par la corniche, certains descendirent au bord du fleuve, et déjà sur le bus nous nous sommes promenés par toute la corniche, ce qui nous a permis de vérifier encore une fois, le déploiement de bâtiments, rues et des améliorations dans le confort pour le tourisme.
La fin de cette journée fut dans l’Auditoire de la ville, un théâtre qui fut presque inauguré par les Savoyards, avec un show d’orchestre typique (bandoneón, de la guitare, de l’orgue, basse électrique), un très bon chanteur et un couple de danseurs.
Une fois que le public est parti, fermèrent le soir magique les voix du couple: LAURENT et MARTINE. Lui, avec le tango "Nada" et elle, avec la chanson si à nous: "Alfonsina y el mar". Tous les deux en parfait espagnol.
Samedi 10 on a eu le matin libre jusqu’à 11h, quand l’Acte dans l’Alliance Française commença. Là le coloris fut donné par des dessins des enfants qui y vont pour étudier la langue.
À 17h le confortable bus nous emmena à San Justo. L’acte eut comme scène la Place, où dans le calme après-midi les accords des Hymnes de l’Argentine, de la France, et de l’Uruguay, retentirent. Il y a eu des émouvants, sincères et courts discours, et la répresentation du groupe de danses typiques du village. Les chinas et les gauchos arrivèrent à cheval, en habits typiques, et ils démontrèrent leur patriotisme et préparation pour les danses traditionnelles.
Par la suite on a planté un arbre typique des terres de la Savoie, et en marchant nous sommes arrivés au petit Musée de l’Immigration. Un petit bijou, inauguré il y a sept ans pour le centenaire de l’Église. On visita le Poly-sportif du village, plein d’enfants qui participaient d’une compétition de basketball. Là-bas une dégustation de vins, fromages et charcuterie fut offerte.
La promenade continua dans le Palais San José, qui fut la résidence du Gral. Urquiza. Une merveille avec le son des oiseaux en face de deux immenses volières à l’entrée, et une illumination adéquate qui faisait remarquer la magnificence de la construction et des jardins.
À cet endroit-là, après avoir fini le parcours, le dîner a été offert, qui consistait en viande avec des salades.
Et le jour de la FÊTE CENTRAL de la TROISIÈME RENCONTRE SAVOYARDE arriva. La messe. Des photos. Le déjeuner. Des discours. De la musique. De la danse. A tout ce qu’on a décrit, se sont ajoutés les embrassades, les présentations, les rencontres, l’émotion, les toasts, les efforts pour parler le mélange des langues qui nous permît mieux nous communiquer, le remerciement des visiteurs et des amphitryons, les larmes et le départ...
Au nom de l’Association Savoyarde de l’Uruguay, nous remercions tous ceux qui d’un façon ou d’une autre, partagèrent cette merveilleuse rencontre. Ceux qui organisèrent, ceux qui collaborèrent, ceux qui nous visitèrent ! ceux qui logèrent, ceux qui accompagnèrent le groupe à chaque instant ou ceux qui seulement purent être présents à un moment donné...à tous ¡ MERCI! Pour avoir fait de cette rencontre un rêve accompli.
|